L’Italie assouplit encore ses conditions d’import pour les bovins vaccinés contre la DNC
À partir du 11 mars, les échanges entre les éleveurs d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine et les engraisseurs transalpins pourront reprendre doucement. Désormais, l’Italie accepte les bovins issus de zones vaccinales 1 de dermatose nodulaire contagieuse, et assouplit son protocole, en supprimant l’obligation de test PCR.
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Après des mois de pagaille, les conditions d’export des bovins vaccinés contre la dermatose bovine s’assouplissent petit à petit. Dans un communiqué en date du 28 février, le ministère de l’agriculture a annoncé que l’Italie élargissait « le périmètre du protocole d’accord pour l’importation de bovins vaccinés contre la DNC ». Concrètement, les autorités italiennes accepteront l’arrivée de bovins issus de zone vaccinale I à condition que l’immunité collective soit établie dans un rayon de 50 km autour de l’exploitation d’origine depuis au moins 60 jours.
« Cette exigence sera progressivement remplie dans les territoires concernés d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine dans les prochaines semaines. Les exportations vont ainsi pouvoir reprendre progressivement selon les zones entre le 11 mars et le 10 avril », commente la Fédération nationale bovine dans un communiqué de presse en date du 4 mars.
Les bovins issus de zone vaccinale II (zone tampon, pour éviter la propagation de la maladie) faisaient déjà l’objet d’un accord, établi en décembre dernier. Ces derniers peuvent rejoindre l’Italie à condition d’être vaccinés depuis au moins 28 jours.
Levée de l’obligation de test PCR
Le nouveau protocole sanitaire annule également l’obligation de réaliser des tests PCR en amont du départ pour l’Italie.
Si bien que pour exporter des animaux, l’éleveur doit désormais s’acquitter d’une visite du vétérinaire sanitaire, sur des animaux présents depuis au moins 28 jours sur la ferme. Il doit également attester de la vaccination des animaux (ou de leur mère dans le cas de jeunes veaux) et se situer dans une zone ouverte à l’export. De son côté, le transporteur doit s’acquitter du nettoyage et de la désinfection après chaque transport ou chargement.
Selon les pays, des conditions additionnelles existent. Pour les animaux à destination de la Suisse, il est nécessaire de fournir une attestation de désinsectisation des véhicules. Pour l’Italie, l’attestation de bonne santé du vétérinaire sanitaire doit dater de 24 h avant l’envoi. Une attestation de traitement des bovins par insecticides/acaricides et insectifuges pendant les 10 jours précédant l’envoi doit également être jointe. Enfin, pour l’Espagne, les dates de vaccination des bovins doivent être jointes au dossier.
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